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Notre Histoire
Depuis sa création en 1992, le Comité International des Peuples Noirs (CIPN) incarne un mouvement de mémoire, de justice et de solidarité pour les peuples noirs à travers le monde. Né de la volonté de défendre les droits, de valoriser l’héritage culturel et de réunir une diaspora dispersée par l’Histoire, le CIPN s’est imposé comme un acteur essentiel dans la lutte pour la reconnaissance des injustices passées et présentes.
Avec des actions marquantes, des initiatives mémorielles, et un engagement constant pour les réparations, le CIPN continue d’honorer les générations passées tout en construisant un avenir plus juste et solidaire pour les peuples noirs du monde entier. Découvrez ici les étapes clés de notre histoire, les figures qui ont façonné notre combat, et les événements qui ont marqué notre parcours.

unité
Mémoire
Résilience
Justice
Dignité

1992
Le 23 janvier 1992 s’est tenue en Guadeloupe l’Assemblée constitutive de l’Association pour la Sauvegarde des Droits Nationaux des Peuples (ASDNP) de Guadeloupe, Guyane et Martinique.
Cette Association s’était dotée d’un bureau ayant pour :
vPrésident : l’Avocat Félix RODES (Guadeloupe)
v1er Vice-Président : l’Avocat Marcel MANVILLE (Martinique)
v2e Vice-Président : l’Avocat : Jean MARIEMA (Guyane)
C’est dans ce cadre que s’est tenue le 4 février 1992 ( date anniversaire 1'* abolition de l’esclavage du 4 février 1794 ) sur la Parvis de Droits de l’Homme à Paris, la première manifestation pour la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité.
Des hommes et des femmes tels que Garcin MALSA et Luc REINETTE et Line HILGROS ont affiché sur leurs poitrines de grandes lettres alphabétique, signifiant
« ESCLAVAGE CRIME CONTRE L’HUMANITE »
Héritage
Réparation
Identité
Liberté
Identité
Plusieurs membres de cette Association se sont rendus fin janvier 1992 à Paris ont rencontré des ressortissants africains dans le cadre de plusieurs réunions de travail et de préparer d’ une manifestation symbolique contre l’esclavage.
La nécessité de dépasser les frontières de l’ASDNP s’est vite fait ressentir, de façon à ce que tous les membres de la communauté noire internationale qui souhaitent participer à la construction d’un Monde Noir plus fort et plus solidaire, puissent se reconnaitre et œuvrer dans une structure commune.
C’est de ce constat qu’est née l’idée de créer le C.I.P.N, COMITE
INTERNATIONAL DES PEUPLES NOIRS, qui a donc vu le jour à Paris.

Objectifs
• Rapprocher les communautés noires qui souvent ont été divisées par des découpages arbitraires de l’Afrique par les occidentaux ou ont été éparpillées de part le monde a travers la Traite et l’esclavage.
• Etablir des relations avec toutes les autres communautés. Dans le respect mutuel.
• Valoriser et faire reconnaitre notre patrimoine historique et culturel
Très tôt en effet, le CIPN avait ainsi décliné ses missions, au regard de l’état du Monde Noir :
• Défendre dans tous les domaines le droit des enfants, des femmes et des hommes noirs.
• La reconnaissance par l’occident de la traite et l’esclavage qui a déshumanisé et sacrifié des
millions de Noirs comme crime contre l’humanité
• La Réhabilitation de l’homme Noir dans sa dignité et la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud.
• Des réparations morales et matérielles aux Peuples Noirs d’Afrique et d’Amérique.
• Exiger des instances internationales que la traite et l’esclavage des noirs soient reconnus comme un crime contre l’humanité.
• Lutter contre le racisme et toutes les formes de discriminations, conformément à la déclaration universelle des droits de l’homme.
• Soutenir les victimes de discrimination et de génocides, et plus particulièrement les personnes qui l’ont été en raison de leur ascendance africaine.
• Soutenir les luttes pour la sauvegarde des droits nationaux des peuples de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique, de la Réunion et de Kanaky.
• Développer l’idée de la création d’espaces, juridique, social, économique, sportif et artistique des peuples noirs.
• Créer des réseaux avec des organisations et individus œuvrant pour la réparation de tous les crimes contre l’humanité.
• Défendre la mémoire des africains déportés puis mis en esclavage ainsi que tous les peuples victimes dans l’histoire et actuellement, de crime contre l’humanité et de colonisation, par la mise en œuvre de procédure de réappropriation et conservation de leur patrimoine naturel, historique et culturel.
• Défendre l’honneur et le droit à la réparation de leurs descendants par la mise en œuvre des procédures appropriées de toutes natures tentant à réparer les dégâts d’ordre politique, juridique, économique, financier, moral, social, culturel, spirituel et écologique résultant de ces crimes (traite négrière, esclavage, génocide, colonisation, spoliation etc).
• Défendre dans tous les domaines, les droits des enfants et femmes noirs.
• Aider ses membres pour leur permettre d’atteindre ceux de leurs buts qui s’inscrivent dans cette perspective globale de réparation.
• Agir en justice contre toutes atteintes aux intérêts collectifs de ses membres.
Octobre 1992
Manifestation symbolique des peuples Noirs Place de la Bastille à Paris
Pour prendre le contre-pied des festivités organisées en Europe pour célébrer le cinquième centenaire de la "découverte" de l’Amérique par Christophe COLOMB, le CIPN et 1'ASDNP ont lance pour le 10 octobre 1992, Place de la Bastille un "APPEL POUR UNE MANIFESTATION SYMBOLIQUE DES PEUPLES NOIRS".
Les intervenants ont été Lamine KONTE, griot africain, Felix RODES, ancien bâtonnier de la Guadeloupe, Joseph N'DYAE, Conservateur de Gorée, l'avocat Jacques VERGES et Luc REINETTE.
Janvier 1993
Journée Internationales des peuples Noirs Centre des Arts et de la Culture
L'Organisation des Nations Unies (ONU) ayant décrété le 3 JANVIER 1993 , Journée Internationale des Peuples Noirs, le CIPN a organise une rencontre des communautés noires du Monde entier au Centre des Arts et de la Culture de Pointe-a-Pitre le samedi 2 janvier 1993.
Cette première Journée Internationale des Peuples Noirs a connu un vif succès populaire et médiatique.
La deuxième journée s’est déroulée en Martinique, à la fois à Sainte Anne et Fort de France du 7 au 9 Janvier 1994 sur un thème central « Diversité et solidarité du Monde Noir à la veille du 21e siècle.
Le public nombreux était présent autour de personnalités telles que :
Georges ODLUM (Ministre des Affaires de Sainte LUCIE de l’époque, Léonard JEFFRIES des USA, Manuel ZAPATA de OLIVELA, Aimée CESAIRE (invité d’honneur), Stanislas ADOTEVI du Sénégal,).
1993 - Création du CIPN
en Guadeloupe
Novembre 1993
C'est très naturellement que la création d'une antenne du CIPN
s'imposait en Guadeloupe.
Le 19 Novembre 1993 s'est tenu aux abymes, l'assemblé constitutive du CIPN section
Guadeloupe. Me Félix RODES est élu président.
Décembre 1997
Luc Reinettre succède à Me Félix RODES
Juillet 2013
Jacqueline JACQUERAY devient président avec la mission d'amplifier les actions de l'association.